On l’avait laissée à "l’autre bout monde", on la retrouve trois ans plus tard à l’orée d’un "pays sauvage".Emily Loizeau n’a pas l’âme sédentaire d’une chanteuse contemplative, ni le coeur encristé et les murmures gercés d’une demoiselle proustienne qui vivrait à distance de la rumeur du monde. Il y a plus volontiers chez elle du Rimbaud, ou du Jack London, du Kerouac sans doute, et ce goût de l’aventure et des rencontres épineuses, qu’elle met en musique avec l’ardeur d’un cyclone tropical et en paroles avec la délicatesse songeuse de la petite fille bilingue qu’elle a su rester. Et parfois l’inverse.
Pour écouter ou regarder ce contenu, tu dois mettre à jour ta version du logiciel Flash.